dimanche 25 avril 2010

“ The crossroads of the world “






Enfin une webcam fluide, sonore et en haute résolution :
http://www.earthcam.com/usa/newyork/timessquare/index.php?cam=lennon_hd
 
Celle ci permet de se plonger dans l'ambiance de Times Square, quartier symbolique de l'urbanisme de Manhattan surnommé "the crossroads of the world", sorte de microcosme dans la ville aux proportions démesurées notamment par ses enseignes et publicitées lumineuses dont la plus haute fait 36,6 m. de haut (Nasdaq).
 
 
 
 

jeudi 4 mars 2010

Learning from Logorama








En 1972, Las Végas représente déjà l’espace type d’une ville dominée par le signe au détriment de l’architecture (Cf "Learning from Las Vegas" de R. Venturi). Plus tard, le phénomène se répète en France avec certaines entrées de villes.
En 2010, Logorama (court-métrage de 16 mn de nombreuses fois primé) va plus loin encore :  les signes sont uniquement publicitaires et ont totalement recouvert les masses bâties. Ils sont partout : enseignes, façades, toitures, véhicules, montagnes, planètes, animaux y compris les habitants eux-mêmes. La forme ne suit plus la fonction mais le signe publicitaire.

Extrait du court-métrage, de nombreuses fois primé, sur le site de Logorama : 
Revue de presse sur Logorama :







































Images extraites du film Logorama - H5





Le Net : nouveau motif décoratif





Esthétique du pixel et esthétique topologique des flux sont nées de l’informatique et d’internet. Elles peuvent constituer une source d’inspiration comme motifs décoratifs pour des amménagement intérieurs, des percements de façades etc… Voici quelques exemples à travers une sélection de cartographies du web :














 

Designweenie


Carte illustrant les flux de navigation de l’utilisateur dans un site :
http://designweenie.com/portfolio/index.php/page/140
















http://www.e-things.org/


Les effets des vers sur internet, sans et avec traffic de vers pendant 15 minutes à minuit :
http://www.e-things.org/worms/













Drunk Men Work Here


Visualisation du comportement d’un moteur de recherche.
Chaque ligne représente un noeud, la longueur de la ligne est déterminée par le nombre de recherches et visites de ce nœud.
http://drunkmenworkhere.org/219
Animations (au format flash) :
http://drunkmenworkhere.org/219.php?a=yahoo
http://drunkmenworkhere.org/219.php?a=yahoo2hour






Caida Plankton


Visualisation de la croissance et topologie du National Laboratory for Applied Network Research Caching hierarchy :
http://www.caida.org/tools/visualization/plankton/






http://web.media.mit.edu/~dietmar/myspace.html 


Exploration et visualisation de réseaux sociaux :
http://web.media.mit.edu/~dietmar/myspace.html






Synapsis


Application permettant de visualiser partiellement le trafic du net (emails, navigation internet …) http://www.marumushi.com/apps/synapsis/






Caida UC Regents


Visualisation graphique illustrant la topologie d’internet à mi-janvier 2000 :
http://www.caida.org/research/topology/as_core_network/pics/ascore-ipv4-ipv6.200903_1250x850.png






Caida Walrus


Graphique hyperbolique de la graphologie d’internet :
http://www.caida.org/tools/visualization/walrus/
Images et animation :
http://www.caida.org/tools/visualization/walrus/gallery1/





Nexus


Graphe concernant Facebook calculant les similitudes entre amis en analysant leurs profils et mettant en valeur les liens entre personnes partageant les mêmes groupes d'interêts :
http://www.readwriteweb.com/archives/nexus_graphs_your_facebook_friends.php
http://www.flickr.com/photos/seeminglee/3880706498/
http://www.flickr.com/photos/boris/3964306788/









Social Collider


Illustre les croisements de connections entre les conversations sur Twitter :






Posthistory


PostHistory est un projet qui explore la notion de l'histoire dans les applications informatiques et des environnements en ligne :





ChrisHarrison.net


Illustration de la façon dont les villes sont connectées entre elles par le nombre de connections à travers le monde, plus particulièrement en Europe et en Amérique du Nord :








Carte du Net du 15 janvier 2005. Chaque ligne représente la liaison entre deux noeuds représentants deux adresses IP. Leur longueur et leur couleur représentent le délai entre ces deux noeuds et leur localisation :







Second life - http://secondlife.com/?v=1.1


La cartographie de l'univers Second Life :




















Activeworlds. AlphaWorld en décembre 1996


Cartes des demeures d' ActiveWorld. Evolution d' une métropole virtuelle :
















Smartmoney


Cartographie la performance boursière d' entreprises américaines par la taille des rectangles et leurs couleur :






Carnivore by RSG


Vision et écoute des flux de données du trafic internet (réseau local spécifique) en constant mouvement, habituellement non perçus par l’utilisateur :





mercredi 17 février 2010

Choisy numérique




Pour connaître le pourquoi exact de la courbure dissymétrique des degrés qui limitent au couchant la plate-forme du Parthénon, il suffit de télécharger librement l'oeuvre écrite d'A. Choisy :
http://www.augustechoisy2009.net/fr/documentos.php?id_nav=5


Extrait de l' Histoire de l'architecture d'A Choisy, tome I




lundi 8 février 2010

Petite expérience de 3D relief en temps réel





MK Electronics building (architect: Liljewall arkitekter ab, Sweeden) VBE presentation




En attendant la généralisation des jeux, des films et des téléviseurs en relief, voici un moyen simple de vivre cette expérience en temps réel :

1- Télécharger un des trois fichiers exemples ( ici MK_Elektronics_Building_WIN.exe), pour Windows ou pour Mac, au paragraphe "Sample Project Files" sur le site de Graphisoft (Archicad) : http://www.graphisoft.com/products/virtual-building-explorer/
2- Ouvrir ce fichier (réalisé avec le plug-in Virtual Building Explorer à partir d' Archicad)
3- Appuyer sur la touche Echap pour accéder aux options
4- Dans la rubrique Settings/Stereo view, choisir l’option Red/cyan
5- Réappuyer sur la touche Echap pour quitter le menu des options
6- Chausser des lunettes anaglyphes (les lunettes en carton rouges et cyan) puis se promener dans le projet grâce aux flèches du clavier. Utiliser la souris pour bouger la tête.


Par défaut, le regard est situé à 1,60 m de haut. Les obstacles sont détectés. Il est donc impossible de traverser les murs mais possible de monter les escaliers. Appuyer sur la touche retour permet d’afficher le plan du projet en 2d en superposition de l'image relief. La touche F permet de passer en mode Survol et ainsi de traverser les murs et de se libérer de la gravité. La touche M permet de mesurer des distances. La touche F8 permet de passer en mode vues parallèles etc...



vendredi 29 janvier 2010

L'approche biaise




L’ exemple du Palais Farnèse selon Bruno Zévi


Dans « Langage moderne de l'architecture » B. Zevi lutte contre la symétrie et la perspective centrale en architecture. Les édifices d’une ville ne doivent pas se comporter comme des objets finis, autonomes et donc auto-suffisants et l’angle constitue « la charnière de tout paysage urbain » :
« En théorie, le mouvement perspectif aurait dû exalter la profondeur. Tout volume aurait dû la souligner par ses raccourcis sur l’angle ; l’angle aurait dû devenir l’élément moteur du prisme et au lieu de l’isoler, l’aurait rendu partie intégrante du contexte urbain.

extrait de "Langage moderne de l'architecture" de B. Zévi

Prenons par exemple le palais Farnèse à Rome : c’est une boîte, d’accord ; on ne pouvait pas faire autrement en utilisant le langage perspectif ; pourtant avec des murs en biais, fuyants, il aurait donné une impulsion dynamique à la ville. Evidemment les angles auraient été tous différents les uns des autres ; celui qui donne sur le place aurait été éclatant et les autres discrets, pour ne pas interrompre la continuité des rues…Naturellement rien de tout cela. Le palais Farnèse ne transmet aucune réalité stéréométrique, il se décompose en un front principal, des murs imposants qui surplombent les ruelles latérales et, derrière, une façade presque indépendante. Le volume est une fin en soi, achevé, dépourvu de contact avec ce qui l’entoure, comme parachuté ; en tant qu’objet tridimensionnel, il n’est visible que d’avion. » (B. Zévi)


L’ Exemple de l’Acropole
Plan de l' Acropole

 
Selon C .Norberg-Schulz les temples grecs sont des corps individualisés déterminés par le caractère du lieu qui participent de la situation symbolisée par le site en "n’admettant aucun groupement géométrique qui pourrait symboliser un ordre général plus abstrait". La perception est alors asymétrique et non frontale car le visiteur n'est pas prévu pour être au centre de la perception. C'est à lui d'établir son propre parcours au sein d'un espace avant tout modelé par des édifices dialoguants et orientés par le caractère du lieu et le paysage deifié.

Une approche différente est faite par A. Choisy en ce qui concerne l'Acropole. Selon lui, "les vues d'angle sont celles que les anciens cherchent en général à ménager. Une vue d'angle est plus pittoresque, une vue de face plus majestueuse : à chacune son rôle; la vue d'angle est la règle, la vue de face une exception toujours motivée." En parlant du temple de la Victoire Aptère, il précise que "c'est encore par une déviation d'axe et par une dissymétrie en plan que Mnésiclès l'agrandit. Il dirige l'axe des Propylées de manière que le temple de la Victoire tourne sa face droit vers l'entrée".
Plus loin il ajoute que "C'est pour l'instant où l'on franchit la porte extérieure que toutes les inclinaisons d'axes sont calculées dans l'ensemble des Propylées. De même c'est de la porte des Propylées que l'Acropole doit apparaître sous son plus magnifique aspect. A droite le Parthénon, à gauche et à une distance moindre, pour compenser l'insuffisance de la masse, la gigantesque figure de la Minere Promachos. Mais ce n'était point assez d'exagérer les dimensions de cette statue pour lui assurer dans l'ensemble toute l'importance qu'elle doit prendre en face du temple dont elle balance l'effet : Phidias la met en relief par une déviation d'axe. Placée au milieu d'édifices tous orientés dans le même sens, la Minerve Promachos incline sur la commune direction de temples son large piédestal; elle se dessine par là comme une chose à part au milieu de l'Acropole; elle fait face à l'entrée et la dissymétrie qu'elle présente attire sur elle les regards plus vivement peut-être que la richesse de ses bronzes, ou sa hauteur de quatre-vingts pieds."
" S'agissait-il de mettre en évidence une statue, soit même un temple, nous savons quelles ressources ils trouvèrent dans la déviation des axes pour fixer les regards et commander l'attention."
Dans son histoire de l'architecture, A. Choisy parle d' une lecture de l’approche de l’acropole agencée autour de la succession de quatre images clés à hauteur humaine. Asymétrie et approche biaise exaltent le jeu des volumes. La présence de ces quatre séquences structure l'image globale du lieu. Le Parthénon et son large escalier asymétrique perçus en contrebas des Propylées sont approchés de biais selon un parcours ascendant. Puis c'est au tour de l'Erechteion d'être perçu de trois quarts.

Extrait de "Histoire de l'architecture", tome I, de A. Choisy


Dans « Vers une architecture », Le Corbusier sans doute influençé par l'analyse de Choisy sur l'Acropole, insiste sur l’intensité des volumes nés de désaxements : "Les fausses équerres ont fourni des vues riches et d’un effet subtil ; les masses asymétriques des édifices créent un rythme intense. Le spectacle est massif, élastique, nerveux, écrasant d’acuité, dominateur... l’Acropole étend ses effets jusqu’à l’horizon. Des Propylées dans l’autre sens, la statue colossale d’Athéna, dans l’axe, et le Pentélique au fond. Ca compte. Et parce qu’ils sont hors de cet axe violent, le Parthénon à droite et l’Erechthéion à gauche, vous avez la chance de les voir de trois quarts, dans leur physionomie totale. »

Cette exaltation de la vision volumétrique se fait donc au détriment de la force de la présence du caractère de la façade. La forme pleine qui n’est plus perçue frontalement perd de sa force symbolique au bénéfice d’une sensation spatiale plus affirmée par la perception des volumes.
Dés lors l'édifice perçu de biais ne s'appréhende  plus comme une fin en soi mais plûtot comme une sorte d'élément  d’inflexion au service de la lecture d'un espace plus ouvert et toujours en fuite.
Percevoir le bâti de biais ou de face n'est possible  que par la présence de volumes angulaires, d'une orthogonalité et  de mouvements canalisés (rues, routes etc…), ce qui n'est plus le cas pour un nombre toujours plus important d'architectures biomorphiques nées de l'informatique.




Le Parthénon en l'état actuel, vu des Propylées